Origines contrôlées - patrimoine de l'immigration

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dimanche 15 février 2009

OVCACEK : La leçon du A majuscule, ou la lettre dissidente par Florence Jaillet


Encore peu connu en France, l’artiste tchèque Eduard Ovcacek (né en 1933) est l’auteur d’une œuvre riche et polymorphe, au sein de laquelle peinture, collage, gravure, estampe, sculpture et poésie concrète se côtoient.

 

Son travail présente la caractéristique de s’être développé au cœur de l’histoire mouvementée de la Tchécoslovaquie et de sa politique autoritaire entre 1948 et 1989. Dans le contexte de Normalisation imposée par l’URSS à partir de 1968, Ovcacek devient une figure forte de la vie artistique dissidente.

Peu après l’occupation de la Tchécoslovaquie par les force soviétiques en 1968, il imagine la « Leçon du A majuscule », création typographique à dimension satirique composée de vingt-sept planches. L’ensemble porte un sous-titre significatif : « 21 août 1968 en République socialiste soviétique tchèque ». 21 août 1968, date d’entrée en Tchécoslovaquie des troupes du Pacte de Varsovie ; 21 août 1968, début de la Normalisation.

 

Ce conte graphique témoigne de l’inventivité de l’artiste, de sa capacité, avec des moyens très limités, à dénoncer un régime politique autoritaire. Dans ces planches, quelques caractères typographiques suffisent à saisir une situation politique, ses oppressions, ses dérives, mais aussi ses hypocrisies. Le A majuscule y personnifie le dirigeant totalitaire et n’est pas sans évoquer la figure du Big  Brother de George Orwell. Quant au petit « a », souvent multiplié, il représente tantôt le peuple oppressé, tantôt l’entourage flagorneur du A majuscule.

 

Proche des Lettristes, Ovcacek renoue avec une pratique déjà expérimentée par Kurt Schwitters et Theo Van Doesburg dans leur album pour enfants Der Scheuche, où les images étaient uniquement composées de lettres. Mais chez Ovcacek, cette trouvaille sert d’autres visées. En utilisant le pouvoir suggestif des lettres, en jouant sur les mots dans ses titres, l’artiste parle d’une situation politique, mais également du rôle du langage dans la manifestation de l’oppression et de la confusion. Sa pratique de la poésie concrète est d’ailleurs à mettre en parallèle avec celle de Vaclav Havel, à la même époque. Cet usage de la lettre permet surtout à Ovcacek d’élaborer une stratégie de contournement des contraintes politiques autoritaires qui sévissent en Tchécoslovaquie entre 1968 et 1989. Contraint à renoncer à toute activité publique, il doit alors évoluer dans les marges, échapper au système normatif, et travailler avec des moyens matériels extrêmement réduits. De ce point de vue, la poésie concrète offre la possibilité de poursuivre une activité plastique et critique avec des outils et supports modestes.


Pour l'intégralité de l'article : http://www.revue-2-0-1.net/?page_id=12 

samedi 5 janvier 2008

Meilleurs voeux par Sébastien Drapeau

Bonne année !

L'équipe de Pangée network est heureuse de vous présenter ses meilleurs vœux pour cette année 2008 qui s'ouvre devant nous. 2007 aura été principalement marquée par la mise en place de notre projet et la naissance officielle de l'association Pangée Network. 2008 sera, nous en sommes sûr, une année exceptionnelle, ambitieuse, culturelle où il nous tiendra tous à cœur de vous faire partager ce qui nous anime.

Bien à vous,
Le secrétaire général.

lundi 29 octobre 2007

Nordine Kourichi, la tour défensive du championnat de France


Nordine KOURICHI (1954-Ostricourt) International algérien

Nordine Kourichi, l’une des figures marquantes du football algérien (52 sélections en équipe nationale algérienne), fut l’un des grands défenseurs du championnat de France. Né à Ostricourt dans la banlieue de Lens, ce fils de mineur algérien découvrira le ballon rond à l’usine Talbot Poissy, dans la banlieue parisienne, où son père joue tous les samedis depuis qu’il est devenu peintre en carrosserie.
Nordine a 19 ans lorsqu’un recruteur le remarque en 3eme division au sein du club de Mantes la ville et lui fait intégrer le centre de formation de Valenciennes. C’est à la saison 1974-1975 qu’il intègre l’équipe première. Il évoluera cinq ans au sein du club nordiste. C’est au cours de ces années que Nordine Kourichi fera la connaissance du pays d’origine de ses parents : l’Algérie. A travers des stages de football organisés par l’Amicale des Algériens en Europe, ce jeune footballeur ira pour la première fois à la rencontre de ses racines. Il s’y fait remarquer et c’est par un fax de Rachid Mekhloufi, figure emblématique de l’AS Saint Etienne et de l’équipe du FLN, qu’il est convoqué pour participer aux éliminatoires de la Coupe du Monde de 1982 avec l’équipe nationale algérienne.
La première sélection en équipe nationale de cet enfant d’émigré se déroule en 1980 contre le Soudan. Il a alors 26 ans et se trouve au zénith de sa carrière. Il y rejoint Mustapha Dahleb, une de ses idoles et ami qui évolue à l’époque au Paris Saint Germain. Du haut de son mètre 93, celui qui ne passe pas pour un tendre vient donc solidifier le mur défensif algérien. Intégrant la prestigieuse équipe de Bordeaux pour la saison 1981-1982, il poursuit son aventure algérienne en participant activement aux victoires de l’équipe d’Algérie, qui pour la première fois de son histoire, se qualifie contre le Nigeria pour la phase finale de la Coupe du Monde de 1982 en Espagne.
Son rêve se réalise : participer à la Coupe du Monde en portant les couleurs de l’Algérie. Tout un symbole pour cet enfant d’immigrés qui a gardé sa nationalité algérienne. Le 16 juin 1982 à Gijon, l’Algérie bat « l’ogre allemand » 2 buts à 1. L’Allemagne alors championne d’Europe depuis 1980, et invaincue depuis, s’incline en match d’ouverture du Mundial 82, contre l’outsider algérien. Nordine Kourichi fera un match époustouflant en mettant « hors d’état de nuire » Horst Rubesch, attaquant allemand de 1,95 m, que le jeune Nordine pratique déjà en coupe d’Europe.
Cette victoire historique ne permettra pas à Nordine et ses coéquipiers de connaître le second tour du Mundial 82, puisque l’Allemagne et l’Autriche se sont « entendues » sur le goal-average pour passer au second tour et éliminer l’Algérie.
Après avoir intégré l’équipe de Lille en 1982, celui qu’on appelle « la tour défensive lilloise » vivra deux aventures supplémentaires avec l’équipe d’Algérie : la Coupe d’Afrique des Nations 1984 et le Mundial 86. En Côte d’Ivoire, l’Algérie se classe troisième avec les honneurs, mais elle connaîtra moins de succès à Mexico. Nordine participe alors pour la seconde fois à cette phase finale de coupe du monde : pourtant, après une défaite contre l’Espagne et le Brésil (match auquel ne participe pas Nordine), et un nul contre l’Irelande, l’Algérie est éliminée du Mundial 86. Nordine Kourichi termine sa carrière en première division au sein du LOSC. Il poursuit désormais sa carrière d’entraîneur.


Voir : Hamel Hedi, La grande aventure du football algérien, Editions Gam-Enanl, Alger 1983.
Lorant Jean-Marie, Kourichi, Le double battant in France football, 15 octobre 1985, N°705

mercredi 17 octobre 2007

Mohamed Mazouni, le dandy du yéyé algérien


Né le 4 janvier 1940 à Blida, Mohamed débute sa carrière à la télévision au cours des années soixante et connaît rapidement le succès auprès des plus jeunes en incarnant autant dans son apparence que dans ses textes, le yéyé algérien. Très loin de la chanson chaabi de ses collègues de l’immigration, il chante autant en Français qu’en Arabe. Les nombreux Algériens qui épousent en exil des Françaises lui inspirent Mon amour il est gentil. Formant un duo de choc avec la chanteuse Meriem Abed, autre grande figure de la chanson algérienne en France, il chante l’amour avec impertinence sur des rythmes orientaux endiablés, alliant provocation et humour : ils enchaînent ses tubes comme Mini Jupe, ou Chérie Madame où Meriem Abed incarne une jeune femme choquée par les avances du chanteur (chanson reprise par Zenzila en 2002).
À l’instar de ses camarades Akli Yahyaten ou Dahmane El Harrachi, l’exil domine son répertoire avec des chansons comme Ouled laghrib (Les enfants de l’exil), Mchiti lfranca (Tu es partie pour la France) ou Porte de la chapelle chantant l’ambiance des quartiers immigrés.
Il a marqué plusieurs générations d’artistes et reste aujourd’hui dans toutes les mémoires autant pour ses chansons que pour ses frasques. Il a néanmoins usé de la morale en mettant en garde ses compatriotes dilapidant leur quinzaine de l’usine auprès de croqueuses d’homme dans sa chanson Ecoute moi camarade devenue la chanson-phare de l’album Diwan 2 (2006) de Rachid Taha. Il vit aujourd’hui en Algérie.

mercredi 26 septembre 2007

Baya, égérie des surréalistes




Baya est née le 12 décembre 1931 à Bordj el Kiffan (Fort-de-l'Eau), aux environs d'Alger. Orpheline de ses deux parents, elle est recueillie à l’âge de cinq ans par sa grand-mère qu'elle aide dans son travail dans une ferme de colons. En 1943, ses premières réalisations de modelages et de ses dessins attirent l’attention de Marguerite Caminat, sœur de la propriétaire du domaine. Elle la prend alors en charge et lui donnent les moyens de s’exprimer. Aimé Maeght, de passage à Alger, découvre fortuitement ses œuvres chez son ami le sculpteur Jean Peyrissac et il tombe sous le charme : Baya part en 1947 à l’âge de 16 ans pour Paris à l’occasion de l’exposition de ses aquarelles au sein de la galerie Maeght. Ses tableaux provoquent un véritable engouement dans le tout-paris qui s’émerveillent pour sa naïveté picturale, son catalogue est même préfacé par André Breton. Lors de cette même exposition, le maître du surréalisme dira d’elle:

« Je parle, non comme tant d'autres pour déplorer une fin mais pour promouvoir un début et sur ce début Baya est reine. Le début d'un âge d'émancipation et de concorde, en rupture radicale avec le précédent et dont un des principaux leviers soit pour l'homme l'imprégnation systématique, toujours plus grande, de la nature.(...) Baya dont la mission est de recharger de sens ces beaux mots nostalgiques:'l'Arabie heureuse'. Baya, qui tient et ranime le rameau d'or . »

En février 1948, elle fait également la une du magazine de mode Vogue (édition française). Celle qui signe ses œuvres de son seul prénom reste quelques années en France et côtoie ainsi Braque ou Picasso qu’elle rencontre en 1949 à Vallauris où elle réalise des sculptures en céramique à l’atelier Madoura. En 1953, elle se marie avec le musicien El Hadj Mahfoud Mahieddine et s’installe à Blida en Algérie : c’est la fin d’une époque. Après une interruption de dix ans, elle reprend le chemin de son atelier grâce aux encouragements de Jean de Maisonseul, directeur du musée des Beaux-Arts d’Alger où elle expose en 1963, puis en 1964 à Paris. Dans les années 80 et 90, ses œuvres sont présentées en France au Musée Cantini de Marseille en 1982,1988 et à Paris en 1984, 1987, et 1991.
Son Œuvre est composée de couleurs très vives et dominée par le rose indien et le bleu indigo. Ses aquarelles et ses gouaches mettent en scène la plupart du temps des paysages sous terrains aquatiques, royaume de la faune et de la flore, (« Poissons dans les eaux 1966 »), mais également le monde secret des femmes du Maghreb ou la beauté des oiseaux et de la musique (« Bouquets entre oiseaux et mandore » 1966).

Citations :
« Baya est la sœur de Schéhérazade. Schéhérazade, la tisserande des mots qui éloignent la mort. Schéhérazade, cette autre femme qui fabule pour compenser sa réclusion. Nous voici donc dans le conte, avec ses univers merveilleux (titre d’une œuvre de 1968). Baya abroge les formes, les classifications et les dimensions : l’oiseau s’étire et devient serpent, arbres et cahutes poussent de guingois, les vases se ramifient, deviennent arborescents comme des queues ou des huppes d’oiseaux. Dans cette sorte de village des origines où cases, arbres et oiseaux sont emmêlés, les paysages et objets baignent dans l’informulé et la liberté du monde placentaire. Aucun centre de gravité n’est admis. Tout l’effort de l’artiste est tendu vers la recherche d’une sorte d’harmonie prénatale que la découverte du monde normé, balisé, anguleux nous a fait perdre ».

Tahar Djaout, Schéhérazade aux oiseaux, 1987

Hnifa, pionnière de la chanson kabyle





Hnifa, de son vrai nom Ighil Larbaâ Zoubida est née le 4 avril 1924 à Ighil M’henni en Kabylie. Elle a une enfance traditionnelle dans son village berbère jusqu’à son premier mariage en 1939. Ce mariage est un échec : elle fuit le domicile conjugale une première fois et après son second mariage, elle décide de fuguer en compagnie de sa fille pour Alger. Chérifa, autre grande chanteuse de l’immigration kabyle, l’encourage alors à intégrer la radio d’Alger. C’est chose faite lorsqu’elle est recrutée par une autre grande figure de l’immigration, Cheikh Nordine en 1952. Elle intègre la chorale de la RTF et participera aux ELAK (Emission de langue Arabe et Kabyle de la radio d’Alger), destinées aux indigènes de l’Algérie coloniale. Elle commence à enregistrer ses premiers 45 tours chez Pathé Marconi en 1953 avec notamment Allah Yarabi Faradj. Après plusieurs années à la radio et un troisième mariage infructueux, elle émigre en pleine guerre d’Algérie pour Paris, où elle rencontre le grand compositeur, Kamel Hamadi. Leur duo, Yidem Yidem (1959) (avec toi, avec toi) chez Teppaz, rencontre alors un grand succès tant auprès de l’immigration en France qu’en Algérie. Kamel Hamadi participera par la suite à une grande partie de ses succès. Comme beaucoup d’artistes de l’immigration, elle animera les soirées communautaires des cafés et des galas, en compagnie notamment de Cheikh Nordine, Noura, Taleb Rabah et une autre grande dame de la chanson Kabyle, Bahia Farah. En 1962, elle suivra l’exemple d’autres artistes et choisira de rentrer en Algérie, pour participer à la reconstruction de l’identité nationale. Les thèmes de prédilection de son répertoire sont l’amour, l’exil et la douleur, la nostalgie du pays. Son histoire n’est néanmoins pas finie avec l’immigration : elle revient s’installer en France en 1975 et poursuit ses tours de chants. Elle donnera son dernier concert en novembre 1978 à la mutualité de Paris. Celle qui a côtoyée les plus grands chefs d’orchestre algériens que sont Missoum ou Iguerbouchène, s’éteint à Paris, le 23 décembre 1981.

mardi 25 septembre 2007

Asie /Iran: Shiraz, perle de l'Iran





Shiraz est considérée comme la cité des amours, des jardins voluptueux et de la poésie. Située au Sud-Ouest de l’Iran dans la province de Fars, elle fut longtemps la capitale de l’empire perse puis de l’Iran méridional.

Au cœur de la plaine verte et au pied de la montagne d’Allah U Akbar, la dynastie Zand la prend pour capitale de 1750 à 1781. La ville du vin et des roses compte aujourd’hui un peu plus d’1,700 000 habitants et bénéficie d’un climat modéré, assez agréable. Sa rue centrale, Qasrodasht offre des multitudes de jardins rivalisant de beauté. Son économie est essentiellement basée sur la production agricole dominée par le raisin, le coton et les agrumes ainsi que par sa production manufacturée. Shiraz a également construit sa renommée sur la production de fleurs et de tapis à la mode persane.

Elle accueille de nombreux sites patrimoniaux retra çant la richesse de la civilisation iranienne : située à 70 km de l’antique cité de Persepolis, Shiraz accueille en son sein la Mosquée de Vakeel, édifice central de la dynastie Zand, construite en 1773. Les traces de l’héritage islamique se retrouvent dès l’entrée de la ville par le passage de la monumentale Quran Gateway ou bien par la mosquée Jame, un des bâtiment les plus anciens de l’ère islamique.

Son patrimoine culturel marque encore aujourd’hui l’identité de la ville. Shiraz brille tout d’abord par la richesse de son patrimoine littéraire incarnée par ses deux mausolées dédiés l’un au poète Hafez (XIVe siècle) et l’autre au poète Saadi (1207-1291), chantres tous deux du soufisme. Hafez, maître incontesté du ghazal (poésie lyrique doté d’un vers simple), a marqué de son empreinte la poésie orientale.

Nombreux sont les artistes occidentaux qui se rendent en pèlerinage sur son tombeau, à l’instar de Goethe (1749-1832) qui, en son temps, est venu se pencher sur la tombe du maître. Cette admiration de Goethe pour Hafez donnera lieu à l’édition d’un recueil de poésie en prose nommé West Östeliches Diwan composé de douze poèmes munis d’un titre en allemand et en Perse en référence au Diwan de Hafez. Saadi pour sa part nous a laissé une œuvre poétique importante dont les poèmes les plus célèbres sont le Bustan (Le verger) et le Golestan (Jardin de rose).

jeudi 13 septembre 2007

Ahmed Wahby, Ouled el Bahja




Ahmed Hachelaf, le plus grand producteur de la chanson maghrébine en France, disait de lui : « Sa vie est celle d’un émigré, fils d’émigré et éternel immigré ainsi que le veut le métier d’artiste ». Driche sid Ahmed Antoine Tedjani naît à Marseille en 1921 de mère italienne et de père algérien. Ayant perdu sa mère, il rentre dans les bras de son père en Algérie au bout de trois semaines. Il devient alors un l'ouled el Bahja et passe toute son enfance à Oran. Fan du chanteur éguptien AbdelWahab, il débute dans une troupe itinérante aux côtés de Mustapha Badie qui lui trouvera le surnom de Wahby, du nom d’un acteur égyptien de l’époque. Auteur compositeur interprète, il se rend à Paris et retrouve la Métropole de sa naissance pour travailler dans les cabarets orientaux du Quartier Latin, de 1947 à 1957. Aux côtés de ses compères Mohamed Jamoussi, Amraoui Missoum, Sid Ahmed Hachelaf et Kamel Hamadi, il compose entre autres pour les chanteuses algériennes présentes en France comme Noura, Oulaya ou Saloua. Mais en pleine tourmente de la Guerre d’Algérie, il choisit de rejoindre la troupe artistique du FLN dirigée par le dramaturge Mustapha Kateb dès 1958 à Tunis. L’auteur et l’interprète des inoubliables Ouahran Ouahran, ou de Ya Dzayer est à l’origine des plus beaux hymnes d’amour à la patrie algérienne. Après la guerre, il rentre à Oran la belle avant de retrouver l’exil à Paris en 1965. Il se produira régulièrement en France et en Algérie comme de nombreux artistes qui font la navette en les deux pays. il meurt en 1993 à Oran en ayant écrit l’une des plus belles pages de la musique algérienne.